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Billet de blog [ITW] Les Fatals Picards, l'entretien [Billet de blog] 

Last modified: 08/11/2013 11:00 am, Steffi Njoh Monny (Node ID: 146266, Object ID: 146333)

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[ITW] Les Fatals Picards, l'entretien

Les vilains petits canards du rock hexagonal nous ont accordé un entretien survolté duquel nous sommes ressortis ragaillardis : c’est notre coup de cœur de la semaine !

[ITW] Les Fatals Picards, l'entretien

Les Fatals Picards, c’est 7 albums studio, deux albums live, + de 200 000 disques vendus et plus d’un million de km parcourus – « Deux fois la distance de la Terre à la Lune tout de même, c’est pas rien ! » en une dizaine d’années d’existence dans le paysage musical français.

Autant dire que ces quatre joyeux lurons en ont sous le capot, et nous avons été ravis de nous en apercevoir à l’occasion de l’entretien qu’ils nous ont accordé dans les locaux de Radio Néo, le lundi 28 octobre, pour la sortie de leur nouvel album, Septième Ciel.

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La mauvaise réputation

Rapide tour d’horizon des membres du groupe, de gauche à droite : Jean-Marc, batteur, Paul, chanteur, Yves, bassiste et enfin Laurent, guitariste, qui se définissent comme « un groupe de rock humoristique, un groupe de scène ». Et ce qu’on constate très vite, c’est que Les Fatals Picards pâtissent d’une réputation qui, sans les gêner outre mesure, en vient tout de même à leur porter préjudice, déterminée entre autres par les médias, qui les présentent sans cesse comme un groupe de rock parodique : « Sur nous, on a aussi lu rock indé-débile, punk pour les nuls… » Des appellations qui résument vite et mal leur musique, les enfermant dans une case qui ne les représente que trop peu.

Des parodies, il va sans dire que les Fatals Picards en ont fait, notamment sur leurs premiers albums. Dans Septième Ciel également, où elles interviennent dans les hidden tracks, comptant d’ailleurs un clin d’œil appuyé à un groupe d’eurodance des années 90, Enigma. On aura, en outre, été emballés par leur reprise surprenante du Sans contrefaçon de Mylène Farmer, autre clin d’œil à une époque désormais révolue.

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Du rock… « spirituel » ?

La musique des Fatals Picards est surtout marquée par leur engagement certain pour des causes qu’ils abordent avec force décalage et talent. « Si un éléphant prend la défense d’un autre, est-ce de l’altruisme ou du vol ? », chantent-ils notamment sur Des Punks au Liechtenstein.

Septième Ciel est une partition pour le moins charmante dont ils parlent avec malice, et toujours ce même humour décapant qui les caractérise : « On a appelé notre septième album Septième Ciel parce qu’on s’approche plus ou moins tous de la quarantaine, qu’on est au top de notre karma érotique et que c’est quelque chose qu’on a envie de crier à la face du monde… Notre album est un cri. »

La Picardie imaginaire

Des appellations loufoques pour un nom de groupe tout aussi improbable : les Fatals Picards ne viennent pas de Picardie, mais alors, pas du tout. Originaire de la région parisienne, de Nevers et des Cévennes, ils s’amusent de ce nom de groupe, adopté sur un coup de tête, rétorquant que « les membres d’Indochine ne viennent pas tous de Saïgon, si ? » Pas faux !

Et l’aspect régionaliste qui leur colle à la peau depuis des années se révèle à double tranchant : dans un sens, ils font partie des groupes qui tournent le plus dans la France entière, parvenant sans le moindre problème à remplir des salles de province à petite et moyenne envergure. Mais dans l’autre, leur objectif est aussi de toucher un plus grand public, et parvenir, notamment, à remplir des Zénith dans les plus grandes villes : comment réussir ce tour de force sans l’aide des médias et leur perception viciée ? « Pour les grandes radios, on est trop rock ; pour les radios de rock, on est trop variété ; pour les radios d’humour, trop pointus… On est toujours le trop ou le pas assez de quelqu’un. »

Heureusement, depuis le concours de l’Eurovision au cours duquel ils ont représenté la France en 2007 – et avec panache ! – le groupe a pu bénéficier d’une belle exposition médiatique qu’ils reconnaissent sans détour aujourd’hui : « Une fois que tu passes à la télévision, les gens réalisent que tu existes. »

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Paraphrasons donc le premier commentaire de cette vidéo, qui en dit long sur la perception que le public a eue de leur prestation, en dépit de leur arrivée en antépénultième place du concours : « Je me demande si être dans les derniers, ça n’est pas la meilleure preuve que les Fatals sont un super groupe… »

Internet et les Fatals, un amour… fatal

Les Fatals Picards ont toujours existé sur et grâce à Internet : à l’origine, le fondateur du groupe publiait sur les forums reprises et parodies qui passaient ensuite de main en main sur les plateformes de téléchargement, en peer to peer. Et aujourd’hui encore, les fans des Fatals continuent de se procurer les albums du groupe par ce biais, allant même jusqu’à s’échanger des « bons plans » sur la page fan Facebook des Fatals Picards, qui compte plus de 110 000 quidams. « En concert, le public connaît déjà par cœur les chansons de notre album et il vient tout juste de sortir : ça nous fait plaisir, c’est sûr, mais en même temps… On en vit de ça, c’est notre métier ! Evidemment qu’on ne peut pas empêcher qui que ce soit de télécharger illégalement mais imagine, si chacun de nos 110 000 fans achetait notre album… »

Ce qui les inquiète surtout, c’est la main mise sur le secteur de la musique d’acteurs tels que Deezer et Spotify qui entretiennent un système capitaliste qui continue de desservir les artistes au profit des majors.

Le mot de la fin ?

Nous avons demandé aux Fatals quel rôle pourrait jouer la Caisse d’Epargne dans la promotion d’artistes de leur envergure, en parallèle du Concours Jeunes Talents Caisse d’Epargne 2014, actuellement en cours. « Le sponsoring, c’est bien ; le mécénat, c’est mieux ! Un camion en plaqué or pour notre prochaine tournée, c’est jouable ? »

Blague à part, le groupe nous a confirmé que de donner l’opportunité à des groupes en développement de jouer et rencontrer des artistes à plus forte renommée était pour eux la meilleure des choses à faire pour un acteur bancaire – à quand un groupe de la sélection Jeunes Talents en première partie des Fatals Picards, donc ? N’est-ce pas ce que demande le peuple ?

Plus, beaucoup, tellement plus de Fatals Picards surtout, si vous voulez notre avis. Si, si, on vous l’assure – ça fait énormément de bien par où ça passe.

Merci à Paul, Jean-Marc ainsi qu’à Olivier de Verycords pour leur temps.

Steffi pour la rédaction d’Esprit Musique.

08/11/2013 11:00 am
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Steffi Njoh Monny 08/11/2013 11:00 am
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