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Arat Kilo

L’Éthiopie fascine depuis longtemps les mondes de la musique. Bien sûr, on connaît le rastafarisme, mystique de Marcus Garvey injectée dans les gènes du reggae de la Jamaïque. Rien à voir avec la musique d’Arat Kilo (Kilomètre 4, le nom d’un faubourg d’Addis-Abeba), dont le terrain d’aventures est l’Ethio-jazz et l’Ethio groove.

Tout commence en 2008 quand un noyau de jeunes musiciens parisiens des galaxies world et funk se découvrent un amour commun pour cette singulière nébuleuse “Ethiopiques”, la tranche de vie d’un monde d’une époque très ciblée (1967 / 74) et d’une sorte de capitale excentrée de l’Afrique, Addis Abeba, siège de l’Organisation de l’Unité Africaine. Cette pêche miraculeuse mêlant soul, orient, Afrique noire, jazz, distillée sous forme de collection discographique par Francis Falceto, en a halluciné du monde, d’Elvis Costello à Oliver Stone. Un groove venu de nulle part qui a tôt fait de réunir cinq jeunes musiciens. Ils mettent en commun leurs compétences, recherche, compositions.

Avec Arat Kilo, on n’est pas dans l’orthodoxie, les garçons n’hésitent pas à flirter avec le reggae et à frayer avec le dub atmosphérique, histoire de dater à 2011 cet album, rebondissement d’un ailleurs antérieur. Ajoutez-y une prise de son et un mixage à la hauteur de leurs ambitions (Big up Benoît Thuault) : nous voilà embarqués avec Camille, Michael, Fabien, Samuel et Arnold pour une... Nuit en Abyssinie. Et plus si affinités. (Rémy Kolpa Kopoul)

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