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L’orchestre de l’Opéra de Toulon sous la direction de Graeme Jenkins et le pianiste Michel Dalberto ont offert un moment de poésie hors du temps au public de l’Opéra ainsi qu’aux auditeurs de Radio Classique vendredi 13 mars.

Une soirée poétique à l’Opéra de Toulon

L’orchestre de l’Opéra de Toulon sous la direction de Graeme Jenkins et le pianiste Michel Dalberto ont offert un moment de poésie hors du temps au public de l’Opéra ainsi qu’aux auditeurs de Radio Classique vendredi 13 mars.

 

La soirée débute avec Alia de Pascal Zavaro commandée par l’Orchestre de Picardie pour un orchestre d’effectif classique. Le compositeur confiait quelques secondes avant l’ouverture du concert qu’il avait été inspiré par la lecture de la Bible mais également du yodel des pygmées pour la composition de cette œuvre. Ainsi, pour lui, ce yodel serait comme un chant des anges. L’Orchestre de Toulon, avec de belles nuances et une grande expressivité, emporte les auditeurs à travers cette œuvre surprenante, poétique et captivante.

 

Puis vient l’un des plus célèbres concerti du répertoire romantique,  le concerto en la mineur opus 54 de Robert Schumann interprété par Michel Dalberto. Ce pianiste, qui compte parmi les grands interprètes français, s’exprime merveilleusement dans le répertoire du XIXème siècle. Cette pièce est d’ailleurs l’un des premiers concerti  qu’il ait interprété au début de sa carrière. Avec un jeu puissant et poétique, Michel Dalberto dialogue brillament avec l’Orchestre de Toulon dirigé avec finesse et modernité par Graeme Jenkins, qui transmet un sincère plaisir dans l’interprétation de cette œuvre ainsi qu’une grande complicité avec le soliste.

 

Acclamé, Michel Dalberto livre en bis une interprétation de la deuxième pièce des Fantasiestücke op.12 de Robert Schumann, Aufschwung d’un jeu assuré et précis doté d’une grande richesse de couleurs et de nuances.

 

Après l’entracte l’Orchestre de Toulon sous la baguette de Graeme Jenkins interprète Beni Mora de Gustave Holst, compositeur célèbre pour son œuvre Les planètes qui a inspiré de nombreuses musiques de films. Cette pièce passionnante, suggérée par l’Algérie où le compositeur se rendit, est composée de trois danses, la première emplie de couleurs chatoyantes, la deuxième plus délicate et la troisième, ancêtre de la musique minimaliste, composée d’un thème de 8 notes répétées 133 fois. L’orchestre s’illustrant par son sens du théâtre dans cette œuvre imagée, dansante et lyrique, transporte les auditeurs par sa fraîcheur et son dynamisme.

 

La soirée s’achève avec l’une des œuvres les plus célèbres du répertoire, le Boléro de Maurice Ravel, ensorcelant, hypnotique et envoûtant qui permet aux auditeurs d’apprécier les qualités de tous les pupitres de l’orchestre dans cette apothéose finale, œuvre idéale pour achever cette belle soirée.

 

Retrouvez le prochain concert diffusé en direct sur Radio Classique en partenariat avec la Caisse d’Epargne le mercredi 6 mai à 20h pour une soirée d’exception.

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