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Une soirée espagnole aux rythmes entêtants à Orléans

Une soirée espagnole aux rythmes entêtants à Orléans

L’orchestre Symphonique d’Orléans sous la direction de Marius Stieghorst ainsi que la mezzo-soprano Andrea Hill et le baryton Tiago Matos ont offert une soirée riche en surprises, au rythme des pérégrinations hispaniques au public du théâtre d’Orléans et aux auditeurs de Radio Classique ce vendredi 29 mai, en partenariat avec la Caisse d’Epargne.

 

La soirée a débuté avec España d’Emmanuel Chabrier, une rhapsodie pour orchestre aux rythmes espagnols. L’Orchestre symphonique d’Orléans, sous la baguette de Marius Stieghorst, a emporté les auditeurs au gré des rythmes endiablés avec de belles nuances, des élans entraînants, un sens du rythme parfait et une grande expressivité à travers cette œuvre riche et captivante.

 

Puis vint le recueil de trois chansons composées par Maurice Ravel sur des poèmes de Paul Morand Don Quichotte à Dulcinée. Une invitation au voyage dans l’imaginaire espagnol du compositeur que le baryton Tiago Matos a interprété avec beaucoup de profondeur. Nous avons pu apprécier son intelligence scénique, sa puissance vocale, la richesse de son timbre et l’incroyable palette de couleurs vocales qu’il a déployé.

 

L’interprétation de la scène de Dulcinée extraite de Don Quichotte de Jules Massenet par Andrea Hill fut incroyablement réalisée par la mezzo dont le timbre sensuel et l’élégance magnifièrent cet air emprunt de mélancolie. La direction toute en finesse de Marius Stieghorst permit un équilibre parfait avec la soliste et des nuances d’une grande précision et d’un grand raffinement. La complicité entre le chef et la soliste était évidente, une parfaite entente musicale qui fit de cet air un moment suspendu nous plongeant dans la mélancolie après avoir vibré aux rythmes enflammés de l’Espagne festive.

 

Les extraits de Zarzuelas de Chapi et Moreno Torroba furent une belle surprise, petites opérettes légères du théâtre lyrique espagnol proche de l’opéra comique français permirent à tous d’apprécier les qualités des musiciens, leur expressivité et la puissance scénique de ces extraits fut particulièrement mise en valeur.

 

La suite n°2 du Tricorne de Manuel de Falla, très peu jouée, fut admirablement bien dirigée par Marius Stieghorst, là encore nous avons pu apprécier la cohésion et la force théâtrale de l’orchestre à travers cette partition pittoresque et cinématographique. L’orchestre fit preuve d’une grande modernité, d’un dynamisme surprenant et rafraîchissant et d’un plaisir communicatif dans l’interprétation de cette œuvre.

 

Enfin la soirée s’est terminée avec des extraits de Carmen de Georges Bizet pour le plus grand plaisir des auditeurs qui retrouvèrent ainsi des airs connus que chacun apprécie toujours d’entendre à nouveau. L’orchestre symphonique d’Orléans communiqua à nouveau toute l’énergie, le plaisir et la cohésion dont il avait fait preuve durant tout le concert pour une apogée autour de ce chef-d’œuvre de l’art lyrique dont le temps n’émousse en aucun cas la popularité, qu’elle soit auprès du public ou auprès des musiciens, ce que nous a confirmé l’orchestre ce vendredi 29 mai au Théâtre d’Orléans.

 

Retrouvez le prochain concert diffusé en direct sur Radio Classique en partenariat avec la Caisse d’Epargne le 11 juin à 20h30 à la Maison de la Culture d’Amiens pour une soirée d’exception.

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