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SHAKE THE RONIN AUX BARS EN TRANS

SHAKE THE RONIN AUX BARS EN TRANS

Nous étions au Bars en Trans’, le festival rennais qui tient lieu de festival OFF des Transmusicales. L’occasion de rencontrer les membres de Shake The Ronin, l’un des 15 Lauréats du Concours JT, qui était programmés pour un concert au Ty Anna samedi 03 décembre.

 

Salut Shake the Ronin ! C’est votre premier passage aux Bars en Trans : quels sont les enjeux pour vous ce soir ?

Là ce soir, sur les Bars en Trans’, c’est une vitrine surtout. C’est cool d’avoir été programmés aux Bars en Trans’, parce que c’est assez prestigieux. Il n’y a pas trop d’enjeu de carrière, en fait, sur un concert comme ça. Mais c’est le genre de concert qu’il faut avoir fait quand t’es un groupe émergent! C’est le concert-CV, un peu. Le fait d’être sur le papier du programme des Bars en Trans’, ça a valeur un peu de carte de visite, si tu veux. C’est pas tant le concert en lui-même que le fait d’être programmé, qui est important. Donc on est très contents d’être là !

 

Vous avez sorti votre EP, qui s’appelle « 47 » en juin 2016. Vous avez eu un accueil positif, pas mal de choses se sont passées, vous avez été élus Lauréats du concours Jeunes Talents Esprit Musique. Comment voyez-vous la suite ? C’est quoi votre agenda pour 2017 ?

On est en train d’enregistrer un EP, qu’on compte sortir au printemps. Et puis, on va commencer à avoir des rendez-vous, courant janvier, avec des labels, concernant ce qu’on compte sortir au printemps. On a des pistes. Malo, qui joue avec nous ce soir, nous aide un peu là-dessus, il a un bon carnet d’adresses. On découvre tout ça parce qu’on arrive tout juste sur le marché.

 

Avez-vous des dates de prévues ?
Pour l’instant, on a juste le VIP à Saint Nazaire, pour la finale du tremplin Ouest France. On a pas mal tourné cette année, c’est la fin de notre tournée là.

 

Et concernant le concours Esprit Musique, quels étaient les enjeux pour vous de participer à ce type de tremplin ?

Esprit Musique, c’était super important pour nous déjà, parce que les groupes qui sont dessus sont programmés par des SMAC (Scènes de Musique Actuelles), donc déjà, faire partie de la programmation, ça veut dire que la SMAC avec laquelle on travaille nous a soutenus, nous, parmi d’autres projets, ce qui est très valorisant ! Et puis, ça nous donne un sentiment de crédibilité, un coup de boost au moral, on sent que les gens commencent à nous connaître, c’est cool ! Etre dans top 15, gagner des prix, c’est super parce que t’as un aspect financier, étant donné qu’on est encore pas très indépendants dans nos dépenses. C’est toujours une espèce de bouffée d’air frais de se dire « ok, il y a mille euros qui vont tomber, donc on va pouvoir faire les choses un peu plus comme on les envisage, on va pouvoir investir à hauteur de ce qu’on ambitionne pour le projet. »

 

Pour le prochain EP par exemple, c’est peut-être le moyen pour vous de passer en studio ?

Oui, par exemple. A priori, on pense pouvoir s’en sortir sans repasser en studio, du moins, en enregistrant un minimum de pistes en studio. Du style des voix, quelques guitares, un piano peut-être… Si on a l’occasion de le faire en studio on le fera, mais pour l’instant, avec le matériel qu’on a, en le faisant chez nous, finalement, on n’est pas du tout mécontents du résultat. Donc c’est une économie de plus pour nous.

 

J’imagine que dans votre parcours, le Cargö a été une aide précieuse pour se développer également ? Que vous ont-ils apporté ?

Alors, le Cargö, on fait partie de leur système d’accompagnement. On avait gagné le tremplin AOC. Donc ça, c’est de la mise à disposition des cadres et de la structure du Cargö, dans l’objectif de faire la promotion de notre projet. On a par exemple eu accès à des studios de répétition ou d’enregistrement à des tarifs préférentiels. Et dans un sens un peu plus officieux, ce qu’on a eu au Cargö, c’est beaucoup de contacts, et beaucoup, beaucoup de conseils. On a rencontré l’équipe avant de s’inscrire au tremplin AOC du Cargö, on avait déjà pris des conseils, on savait comment ils travaillaient. Je pense que c’est en les rencontrant qu’on a pu progresser, et qu’on a pu rentrer officiellement dans le dispositif. Il y a un esprit très humain, quoi.

 

On peut repérer beaucoup d’influences dans votre EP : des rythmiques parfois très proches du hip-hop, du rock, de l’électro… En live, ça donne quoi, une influence prend le dessus plus qu’une autre ?

En live, on essaie de coller à la scène quand même, c’est plus énergique : c’est presque plus punk que par rapport au CD, je pense.

- Peut-être, oui ! C’est plus énergique.

- Non, non, punk, j’exagère évidemment, mais un truc qu’on n’a jamais voulu perdre, c’est l’énergie. On aimait pas aller voir des concerts où les gens ne bougeaient pas, avaient l’air de s’ennuyer. Après, c’est les goûts et les couleurs, mais nous on voulait vraiment que ce soit énergique, que ça bouge, que le public participe. C’est pareil dans les textes, on veut fédérer, on veut que ce soit fédérateur à tous les niveaux.

 

Et d’où viennent ces différences d’influences ? C’est le fruit de vos parcours musicaux différents, un compromis ?

Ben, de plus en plus, je pense. Parce qu’au début, chacun avait des influences, c’était un petit peu moins dilué. Là, je pense que de plus en plus, on arrive à faire une sorte de synthèse. A comprendre, dans ce qu’on aime, ce qu’on peut mettre dans le projet en terme de musique, ce qu’on ne peut pas forcément mettre, qu’est-ce qui matche avec quoi, etc. On s’approprie un peu plus le son, pour voir le travail qu’on fait comme une mise en commun, et de moins en moins comme un pot-pourri de tout ce qu’on connaît ou qu’on sait faire. Ca commence à devenir un peu plus homogène, et un peu plus identifiable. Enfin, en terme de style, de son, même visuellement parlant,  il faut être identifiable et identifié facilement. Par exemple, je pense à Alt-J, tu les reconnais direct, ils ont un univers visuel et sonore assez froid. Tous les groupes qui fonctionnent ont une image, une identité identifiable. Et c’est ce sur quoi on travaille.

 

Ok merci les gars, bon concert !

 

Crédit photo : Geoffrey Montagu Images Maker

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