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Madonna au Stade de France vue par les SoundTribaliseurs

 Comme pour Drake ou encore Watch the Throne le mois dernier, nos SoundTribaliseurs sont toujours d’attaque pour nous faire le compte-rendu des concerts auxquels ils ont été invités par la Caisse d’Epargne. Pour Esprit Musique, Monsieur Tambour, qui officie sur le blog éponyme,  Les Tambours, s’essaie à l’exercice du report de Madonna en y intégrant l’avis de ses congénères : découvrez tout de suite leurs impressions sur le concert de Madonna, qui a eu lieu le 14 juillet dernier au Stade de France !

 Samedi 14 juillet, la reine de la pop confirme son titre en défendant son dernier album MDNA. Un show impressionnant, à la hauteur de son charisme. Revivez le concert à travers la setlist, sans évoquer les polémiques inutiles.
 
 Girl Gone Wild

 La grande scène du Stade de France se transforme en église orthodoxe. Cinq moines psalmodient des chants grégoriens et balancent un encensoir géant. Les portes de l’église s’ouvrent. La Madone est là. Elle commence à entonner l’intro de son Girl Gone Wild, le titre qui ouvre aussi son dernier album. Une intro d’un concert de la reine de la pop est toujours impressionnante et on n’est pas déçus cette fois ci.
 
 A 22h15, la Madone fait son entrée (spectaculaire bien sûr) en train de se confesser derrière un drap blanc tel une ombre chinoise. Le décor est planté. Mise en scène, chorégraphies, décors et costumes (entre le Motel reconstitué pendant « Bang Gang », la tenue de majorette sur « Give Me All your Luvin’ »), tout y est pour faire vraiment plaisir” Retrouvez la suite de l’article sur NowPlaying
 
 Revolver

 Habillée d’une combinaison noire, elle continue son tableau BadGirl avec le 2ème inédit de best of Celebration. Madge joue avec son flingue et effectue une chorégraphie sans grands effets.
 
 Gang Bang

 Toujours dans son trip kill-blood-sin, Madonna s’invite dans une chambre de Motel installée au beau milieu de la scène. Assise sur le lit, elle boit une gorgée de whisky et entonne les couplets du très sexy Gang Bang, son flingue en main. S’enchaîne une chorégraphie ultra millimitrée où elle trucide ses amants à la manière d’un film de série Z. D’ailleurs, le pont dubstep du titre est représenté d’une manière très cinématographique sur scène. Enfin, le climax est atteint à la fin du titre où Madonna se déchaîne totalement en hurlant son “DIE BITCH”, le mascara qui coule sur son visage.
 
 Papa Don’t Preach

 Elle enchaîne illico presto son tube des 80’s sans chorégraphie, pendant 120 secondes, sur l’avant de la scène.
 
 Hung Up

 Une poignée de danseurs la kidnappent et la ramènent au fond de la scène. Elle chante Hung Up dans une version autotunée assez désagréable mais parfaitement chorégraphiée où elle marche sur une corde. Elle finit ligotée.

 - Fin du premier tableau -
 
 I Don’t Give A

 La Madone revient guitare à la main et récite les couplets de son duo avec Nicki Minaj. La rappeuse apparaît sur une vidéo habillée en religieuse blonde. Quand elle affirme “There’s Only One Queen, and That’s Madonna, betch”, le stade est en feu.
 
 Express Yourself

 Le tableau Cheerleader commence ! Madonna, entourée de ses majorettes, est plutôt mignonne et semble s’amuser. Tout le monde reprend avec elle Express Yourself. Se glisse ensuite un Born This Way clin d’oeil puis un She’s Not Me provocateur.

 Give Me All Your Lovin’

 Les tambourins autour d’elle commencent à jouer l’intro de Give Me All Your Lovin et toute l’ambiance du tableau sied à ce titre enthousiasmant.

 - Fin du tableau “majorettes” -

 Turn Up The Radio

 Madonna revient sur scène, toujours guitare à la main. Elle promet qu’on va tout niquer ce soir puis commence son nouveau single Turn Up The Radio dont le clip vient de sortir. Titre fade sans nouveaux arrangements, aucune mise en scène : rien à signaler.
 
 Open You Heart

 Madonna s’entoure d’un orchestre basque pour son tube des 80’s. S’ensuit son discours habituel sur la paix, la tolérance et la justice. On la préfère quand elle flingue ses amants.

 Masterpeace

 Toujours accompagnée des joyeux Basques, Madge chante le titre extrait de la BO de son dernier film W.E. Elle profite pour en faire la promo et diffuse quelques extraits en arrière plan.
 
 Vogue

 Les choses sérieuses (re)commencent. Le soutien-gorge pointu, le smoking, les danseurs : Madonna nous rejoue son clip culte. Vogue n’est pas réarrangé et le plaisir est intact.
 
 Candy Shop/Erotica

 Les premières notes de la prochaine chanson me laissent sans voix: je reconnais Ashamed Of Myself, un titre de Kelley Polar, un artiste newyorkais de disco underground totalement méconnu. Bien que Madonna ait cédé à la facilité ces dernières années en travaillant avec des artistes bankables, elle montre donc qu’elle est toujours capable d’offrir à son public quelques perles de bon goût. Elle nous offre un medley Candy Shop / Erotica et donne le ton pour ce tableau érotique.
 
 Human Nature

 On nous avait prévenus : durant ce titre Madge a déjà montré son sein musclé à Istanbul et ses fesses à Rome. Paris a eu le droit aux deux. Provocation certes, mais guys, vous venez pour un concert de Madonna hein !
 
 Like A Virgin

 A couper le souffle. En soutien-gorge et pantalon de smoking, Madonna entonne d’un souffle haleté Like A Virgin accompagnée seulement d’un piano. Le moment est solennel et on assiste à la jouissance de la chanteuse. Respect.
 
 “Le seul moment où Madge était en connexion totale avec son public c'était sur "Like A Virgin". Exit les effets de lumières, chorégraphies et autres superflus; Madonna est seule sur scène et revisite son tube en une ballade sans artifice. Le seul moment de grâce du concert.”Retrouvez la suite de l’article sur Urban Fusions
 
 - Fin du tableau S.E.X -
 
 I’m Addicted

 Mes attentes étaient élevées pour I’m Addicted qui est totalement taillé pour le live. Malgré une petite déception quant à l’absence de mise en scène, le titre a transformé le stade en dancefloor en feu.
 
 I’m Sinner

 Titre très agréable, chanté par une Madonna guitare en main, devant des danseurs acrobates.
 
 Like A Prayer

 Un des moments forts du concert, celui qui a mis tout le monde d’accord. Une forte communion s’installe pour chanter ce titre qui a contribué au succès de la chanteuse.
 
 Celebration

 La célébration de la Madone s’achève avec ce titre extrait de son Best Of éponyme. Un choix de final un peu discutable (je la verrai s’arrêter à Like A Prayer ou finir avec le génial Music)
 
 “Mais, le grand mais, c’est qu’il manque quelque chose. C’est froid, pas du tout chaleureux. Plus le show avance, plus on décroche. Je l’avoue, je suis partie avant la fin et ça c’est triste. J’aurais quand même eu droit à une magnifique version de « Like A Virgin » (sans playback) comme au revoir. C’est vrai qu’avec le MDNA Tour, on a ce a quoi on devait s’attendre : un show a l’américaine. Un show sans plus. Pour moi, ça n’a pas marché.”Retrouvez la suite de l’article sur NowPlaying
 
 “Madonna n'a pas fait l'unanimité ce soir-là. Dans le cadre de sa tournée MDNA Tour, elle a privilégié les chansons de son nouvel album pour composer la setlist. Pas de "Music", "Frozen" ni même de "Holiday". Vraiment décevant !” Retrouvez la suite de l’article sur Urban Fusions
 
 Pour moi, Madonna nous a offert un spectacle impeccable, sans aucune fausse note et à couper le souffle, aussi bien dans ses moments “hollywoodiens” que ses moments plus intimistes. Mes compagnons de Now Playing et Urban Fusions ont cependant pointé du doigt le manque de chaleur de ce show et regretté que l’artiste leur paraisse aussi distante.

 Pourtant à mon sens, les moments de communion lors de Like A Virgin et Like A Prayer suffisent à transcender les personnes sensibles à son talent : Madonna impose le respect et propose un concert digne de son titre de reine de la pop qui a toujours usé d’intelligence et d’humour pour réussir sa carrière.

 Une chose est sûre, si la Reine de la Pop ne fait pas l’unanimité, elle ne laisse personne indifférent !

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