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Live Report @Le Dôme – Shy’m

Live Report @Le Dôme – Shy’m

Plutôt néophyte en matière de pop française, c’est avec curiosité que j’empruntai sous le soleil printanier les transports en direction du Dôme. La principale salle de Marseille se voyait accueillir Shy’m en ce dimanche pascal.

  

La première objection que l’on se fait en pénétrant dans la fosse sombre sertie de gradins bondés, c’est que les moyens déployés sont à la hauteur de la popularité de l’artiste de 29 ans. En effet, plus qu’un concert, c’est un véritable show qu’elle a l’intention d’offrir au public phocéen. Après quelques minutes d’attente, la scène s’anime, et Shy’m apparaît à l’intérieur d’un cube de lumière immaculée irradiant dans l’obscurité de la salle. 

 

 

La salve d’applaudissement et les cris du public fusent en direction du décor qui s’offre à présent à nos yeux : Chevelure rouge et robe fendue, la chanteuse est entourée de deux bassistes, d’une batterie ainsi que d’un clavier situés de part et d’autre de la scène. Trois écrans géants en proie à de multiples jeux de lumières colorées surplombent le tout.

 

 

La première pause intervient au bout de deux morceaux, le temps pour Shy’m de reprendre son souffle et pour le public d’acclamer abondamment cette dernière. La salutation au public est simple, sincère. Face à elle, les générations se côtoient pour former une foule très éclectique :  les adolescentes s’alignent avec les petites filles candides accompagnées de leurs parents, ceux-là même à peine plus âgés que les bandes de trentenaires curieux qui parsèment la salle.

 

Très vite,  l’accompagnement surprend par la diversité de ses arrangements : après avoir entamé un « J’te déteste » aux accents rock ayant avivé l’ambiance, la transition se fait vers « On se Fout de Nous », morceau pop rythmé par des basses plus profondes sans que l’intensité retombe pour autant.

 

Au fur et à mesure que les tracks se succèdent, Tamara Marthe, de son nom, s’approprie davantage la scène et termine ce deuxième enchaînement baignée de lumière sous les applaudissements de la foule.

 

Après un court discours introductif sur la liberté, elle entonne « La Malice », plongée dans une atmosphère plus sombre entretenue sur les écrans par les images monochromes du clip. C’est alors qu’un couple de danseurs se mêle au spectacle pour une chorégraphie bien en phase avec la chanson.

 

Notons au moment du passage à « Caméléon » l’explosivité du jeu de batterie, dont l’acoustique permet de ponctuer chaque morceau et de monopoliser toute l’énergie (sinon l’hystérie) des spectateurs. On assiste maintenant à une nouvelle mise en scène, plus dynamique qu’alors, au cours de laquelle Shy’m se déplace frénétiquement sur scène au rythme des accords exacerbés de guitare électrique.

 

Durant tout le spectacle, les efforts déployés au niveau de l’éclairage et des costumes qui permettent aux ambiances et aux décors de se succéder pendant près d’une heure et demie.

 

 

La jeune femme nous apparaît dans une troisième tenue avec une nouveauté : le recours à un gigantesque rideau de fibre laiteux sur toute la longueur de la scène sur lesquels se réfléchissent des motifs bariolés accompagnant les morceaux respectifs. Il servira également à dissimuler habilement l'aménagement de la scène durant tout le concert.

 

Avec une teneur plus électro, un medley trois sons nous est proposé (dont « Femme de couleur » et « la première fois »), accompagné en arrière-plan de graphismes très stellaires.

 

 

Soudain, après l’avoir introduite, Shy’m laisse place à Aria pour une interprétation de son single Astrolove, un morceau à la teneur pop rock au refrain en anglais. Malgré la surprise du public, la communion avec ce dernier demeure bonne.

 

Après une reprise cristalline de Calogero, Shy’m se lance devant un public chauffé à blanc dans L'Effet de serre. Sous une lumière tamisée et rougeoyante une sensation très feutrée, presque étouffante, s’empare de la salle.

 

C’est finalement au bout d'1h30 de show et sous une dernière acclamation que l’artiste tire sa révérence.

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