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Last Train vainqueurs des Inouïs du Printemps de Bourges

Last Train vainqueurs des Inouïs du Printemps de Bourges

[Last Train a remporté le tremplin des Inouïs du Printemps de Bourges 2015 aux côtés du groupe Radio Elvis. Ils seront au Mama festival à l’automne et auront la chance de franchir les frontières de l’Europe pour se produire au Festival d’Été au Québec en juillet, bravo à eux !] 

 

On était impatients de voir les 4 membres de Last Train sur scène. Lauréat du concours Jeunes Talents, sélectionné pour le tremplin des Inouïs du Printemps de Bourges… depuis quelques temps le groupe semble lancé à toute vapeur sur les rails du succès, prêt à en découdre et mettre tout le monde d’accord.

 

Le 28 avril, au 5e jour du festival Le Printemps de Bourges, c’est sur la scène du 22Est que l’on a pu constater de quel bois se chauffaient les mulhousiens.

 

Le verdict ? Leur rock insolent, acide, vous saisit à la gorge comme une fièvre froide !

 

 

Le show commence dans la pénombre. Une musique toute droite sortie d’un vieux western retentit dans les enceintes et les 4 musiciens, tous parés de cuir sombre, font leur entrée sur scène. Les mystères de l’Ouest se dissipent pourtant bien vite et dès les premiers accords de guitare, le ton est donné : le concert de Last Train sera résolument rock.

 

On est tout d’abord saisi par la présence scénique de Jean-Noël Scherrer le chanteur aux cheveux d’or, dont la voix éraillée rappelle aisément celle d’un Alex Turner avec le charme chamanique d’un (très) jeune Jim Morrisson en plus.

 

 

Leur singles sont égrenés un à un : « Leaving You know » tout d’abord, puis l’efficace « Cold Fever » et l’atmosphérique « Fire » qui donne à voir toute les latitudes que Last Train peut aborder.

 

Car les quatre musiciens aiment tisser un rock’n roll subtil, tout en contrastes et nuances. Au milieu d’une tempête froide et stridente, émergent ainsi des instants de calme qui laissent entrevoir les influences blues du groupe.

 

On se retrouve alors portés vers des cimes vaporeuses où, dans les silences, toute l’émotion du chant transparait. On lévite un temps, jusqu’à ce que les guitares recommences à déverser leur feu sacré dans une énergie jubilatoire, le tout porté par une basse et batterie efficaces.

 

 

On retiendra également les attitudes scéniques résolument rock du groupe, avec un finale tout en intensité où les pieds de micro et les guitares volent dans les airs avant de s’écraser sur les planches ; les exubérances des Strokes ou de Nirvana ne sont pas loin. Mention spéciale pour Julien Peultier, le guitariste encapuchonné  dont l’énergie débordante et la fougue destructrice auront raison d’un micro, fracassé contre le sol.

 

Si le rock était mort le voilà ressuscité…

 

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