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LOUISE ATTAQUE AU PRINTEMPS DE BOURGES

LOUISE ATTAQUE AU PRINTEMPS DE BOURGES

Festival pluvieux, festival heureux ?

 

En cette deuxième soirée de la quarantième édition du Printemps de Bourges, nous nous sommes rendus au W, la grande scène mythique du festival, les vêtements mouillés mais le cœur réchauffé d’assister à une soirée plus qu’enthousiasmante. Au programme : la pop bigarrée de Jain, le Jazz-melting pot d’Ibrahim Maalouf et le rock du trio iconique Louise Attaque, très attendu.

 

 En première partie Jain, seule sur scène, assure le show avec maitrise ! Avec une aisance déconcertante, elle crée en direct les samples de voix qui forment la structure ou les chœurs de ses morceaux, manipulant ses machines de ses doigts de fée ! Il n’en faut pas plus pour emporter le public déjà conquis. Sur les grands écrans des motifs floraux et autres masques vaudoos viennent habiller sa pop aux accents afro. On retrouve avec plaisir toutes les influences qui ont nourri cette jeune artiste qui s’est formée entre la France, le Moyen Orient et le Congo. On retient tout particulièrement l’interprétation de son tube « Come » pour lequel elle se saisit de sa guitare pour mieux faire danser le public, ainsi que le finale sur le titre Dynabeat aux accents disco terriblement dansants.

 

 

Changement de style avec Ibrahim Maalouf, le compositeur jazz franco-libanais aux mile et unes influences, accompagné sur scène par 8 musiciens. La performance est riche, on oscille entre des grooves efficace et des mélodies plus expressives, incantatoire et sensuelle. Les styles convoquées pour nourrir  jalezz sont variés, on passe de la soul au rock puis au reggae avec parfois des boucles qui évoquent volontiers l’univers électro. A l’heure des concerts millimétrés en festival, majoritairement pop-rock, Ibrahim  Maalouf et son band relèvent le défi d’assurer un live 100% instrumental avec en fil rouge la trompette du leader, des improvisations audacieuses et un éclectisme fascinant. En guise de rappel, le morceau Ya Rayah – Bienvenue en arabe – pour lequel, le public est invité à entonner le thème principal à l’unisson, osmose.

 

 

Clou de soirée, le trio Louise Attaque, mue en formation quintette, fait son entrée sur scène peu avant minuit et entonne d’emblée leur succès d’hier « Ton invitation » immédiatement doublé par le public qui connaît le texte mot pour mot. Gaëtan Roussel et sa bande nous guident ensuite au travers d’une set list passionnante, mêlant des morceaux d’aujourd’hui, l’excellent « Anomalie » issu de leur dernier album éponyme, et d’hier : « Léa », l’explosif « J’t’emmène au vent » qui revêt une dimension d’hymne intergénérationnel. Sur les nouvelles compositions, le groupe ose des sonorités plus contemporaines, sur « L’insouciance », on a l’agréable impression d’entendre un avatar du Velvet Underground version 2016. L’énergie rock est bien là, elle s’alterne parfois avec des moments où la voix de Gaëtan Roussel se fait plus tendre, à fleur de peau, le violon de Robin Feix égrène alors des mélodies plus langoureuses qui caressent l’épiderme et emporte nos âmes au vent.

 

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