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CLARA LUCIANI AUX BARS EN TRANS

CLARA LUCIANI AUX BARS EN TRANS

Nous avons rencontré Clara Luciani, qui était sur scène le 3 décembre dernier pour le Festival Bar en Trans, au bar La Place. Elle a évoqué avec nous son parcours et ses projets en cours.

 

Bonjour Clara, comment vis-tu ta participation aux Bars en Trans cette année ?

 

C’est assez excitant : ça fait cinq ans que je vis à Paris, que je suis entourée de pas mal de musiciens et j’en entendais tout le temps parler, comme une expérience assez unique. Je suis très heureuse de le vivre aujourd’hui. Mes derniers concerts étaient dans des salles assez grandes comme La Cigale et là, dans un pub, c’est presque plus intimiste, tu partages beaucoup avec le public.

 

Tu as été lauréat du concours 2016 des Inrocks lab. Ton prochain EP, Monstre d’amour, sortira au début de l’année prochaine.  Tu t’attendais à tout ça ?

 

Non, on espère toujours, mais on s’y attend pas vraiment, du moins on n’ose pas. Je suis très heureuse, c’est la première fois que j’ai un projet à mon nom, je crois que j’avais besoin de ces signaux-là. C’est intimidant d’être seule, et les premiers retours sont très positifs, c’est super.

 

Tu as fait pas mal de collaborations pour ton nouvel EP, notamment avec Benjamin Lebeau (The Shoes), Ambroise Willaume (SAGE) et Julien Delfaud (Phoenix,Woodkid…), j’imagine que ces échanges ont dû être riches ?

 

Carrément, c’est des gens trop inspirants, depuis que je suis à Paris, j’ai la chance de ne  fréquenter que des génies de la musique, et de me nourrir de tout ce qu’ils me donnent. J’ai beaucoup de chance.

 

Comment se passe ce type de collaboration ?

J’ai des démos très basiques que je montre à Ambrois, qui restructure le tout, change 2 ou 3 accords. Une fois qu’on a fait ce premier travail, on passe le projet à Benjamin qui ajoute des sons hyper spés, qui/et ? module les sons pour apporter un côté plus sauvage, plus punk.

 

Jusqu’à maintenant on ne connaissait que des versions guitare / voix. Sur l’EP ce seront donc des morceaux qui seront moins épurés ?

Exactement !

 

Comme tu le disais, tu viens de différents groupes, notamment la Femme et Nouvelle vague. Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans un projet solo ?

J’ai toujours eu envie de le faire. Je n’avais peut-être pas la maturité pour le faire, ou le courage jusqu’ici. Et puis j’ai eu une rupture hyper difficile. Ce chagrin m’a donné cette légitimité de dire toutes ces choses, et en français.

 

Le choix du français, c’était une évidence pour toi ?

Ce n’était pas évident, quand je chantais en anglais, c’était un masque très confortable qui instaurait une barrière entre mon public et moi. Je n’avais pas cette transparence que j’ai maintenant. Je n’étais pas prête avant, mais ce chagrin d’amour a tout fait sortir d’un coup et je ne me verrais plus repasser à l’anglais. Surtout que j’ai un anglais très approximatif !

 

Quels sont tes projets à venir pour 2017 ?

 

D’abord, la sortie de l’EP en début d’année. Je suis déjà en studio pour commencer à préparer un album, on va faire des clips, des premières parties, une tournée. Il y aura de nouvelles collaborations. J’adore avoir plein de projets, par exemple je viens de faire un featuring sur un moreau du dernier album de Nekfeu, je suis toujours partante pour faire plein de collaborations !

 

Ok, merci Clara et bon concert !

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