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CHARLIE WINSTON A BORDEAUX

CHARLIE WINSTON A BORDEAUX

De ma courte mémoire de néo-bordelais, je n'avais jamais vu une file pareille au Krakatoa. Le tour du pâté de maison dans les deux sens. La salle est pleine à craquer et sent bon les parfums printaniers des jeunes femmes en fleur. Quelques fans hardcore de sexe masculin arborent un couvre chef en forme de clin d'oeil hobo.

 

Winston entre seul en scène pour introduire le jeune Malo, 19 ans, qui fait la 1ère partie de sa tournée française. Chapeau et veste cintrée de rigueur. « Charliiiiiiiiiiie » explique dans un français brouillon et enthousiaste (so charming !) qu'il viennent de produire un EP dans son studio londonien. Le set du poulain part un peu dans tous les sens. Une voix haut perchée constitue le fil rouge, évoquant Thom Yorke, Jeff Buckley ou... Raphaël. Taquin, il finit son set en s'adressant au public : "Vous êtes impatientEs de retrouver Charlie ?".

 

Changement de plateau. Les filles tapent dans les mains et commencent à scander "Charlie ! Charlie !" La température monte. Voilà enfin notre homme.

 
Il attaque par une série de titres extraits de son nouvel album Curio city :

Too long, belle planerie électro-soul minimale, enchaînée direct avec evening comes, pop groovy façon hobo. On vous rassure tout de suite, même si le nouvel album est plus électro, Charlie est resté Charlie.
Truth, plus lent et minimal mais toujours très efficace. Peu d'effet sur sa voix, qui rappelle celle de Keziah Jones sur ce début de set.

C'est reparti pour un tour électro avec le nouveau single lately. Charlie passe à la guitare électrique. N.B.G. (nota bene pour geeks) : Telecaster pluggée dans un vieux Fender Champ (miam).

 

 

Wilderness. Premier titre du nouvel album. En intro, Charlie remercie le public d'avoir attendu si longtemps pour son 3ème opus. "C'est comme une Guinness. On attend longtemps mais ça vaut le coup". Argument convaincant pour l'irlandais amateur de bière que je suis...
A partir d'ici, Charlie tombe sa veste de velours et c'est parti pour la phase power pop du concert. Les gros refrains, le point fort du gaillard, sont toujours au rendez-vous. Après un gros titre rock façon Bowie 70's, Winston fait chanter tout le monde sur un groove à la Red Hot Chili Peppers, rockin in the suburb. Hot !
Il est temps de calmer avec un vieux tube qui fait chanter le filles : Hello alone.
Re-tapage dans les mains. Re-tube. In your hands. Les filles re-hurlent.  C'est la préférée de pas mal de monde dans la salle. Moi et Charlie y compris.
La fin du show avoine du Hobo version disco strobo, clin d'oeil Man of constant sorrow et superbe cover de Back to black en hommage à l'amie Amy (Winehouse). Classe et habité. Kick the bucket final choregraphié. Les filles repartent en chantant, enchantées. Didier Estebe himself, directeur et fondateur de la salle dont on fête cette semaine le 25ème anniversaire, vient prêter main forte au bar pendant le rush qui s'en suit. Les groupies veulent-elles noyer leur chagrin dans la bière ?

 

David Carroll

 

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