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25/9 : Fakear @ La Maroquinerie

Trente minutes avant le début du concert, la foule se masse devant la Maroquinerie. Ce soir, la salle parisienne affiche complet pour Fakear, sorti victorieux d’une tournée d’été en festivals. Le Caennais peut se targuer d’emporter avec lui un public fidèle, déjà assis sur les marches de la salle intimiste.

 

« J’ai beaucoup aimé son EP, « Sauvage », j’ai hâte de voir ce que ça donne en live » me confie une fille en regardant sa montre sans arrêt.

 

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#Fakear à la Maroquinerie

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Dans l’obscurité, O'Kobbo joue les mises en jambes avec une guitare acoustique et une voix qui rappelle Ayo. Une voix familière qui fait partie des collaborations de Fakear. Pas intimidée, la chanteuse fait participer le public en leur faisant chanter les chœurs, des « houhouhouh » que tout le monde reprend. Et déjà elle s’en va, sous des applaudissements nourris et The Only Thing To Do, une chanson incitant au voyage et transition parfaite pour la suite.

 

 

A peine le temps de souffler, les roadies habillent la scène de structures au métal géométrique, emblème de « Sauvage ». Certains commencent à s’agiter nerveusement tandis que la lumière tombe pour se fixer sur Théo arrivé sur scène, provoquant les cris de fans déjà conquis.

 

« Vous êtes tous venus voir Fakear ? C’est hyper touchant » plaisante-t-il, encore étonné de l’engouement qu’il provoque.

 

A partir de ce moment, c’est une machine à danser qui se met en branle, renversant tout sur son passage et conjuguant instruments traditionnels, basses électroniques et chants samplés.

 

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Night in Japan w/ Fakear...

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Fakear garde la richesse de sa musique et y apporte une force live plus directe, plus instinctive, forcément Sauvage. Le public monte en pression et franchit un nouveau cap lorsque O’Kobbo remonte sur scène le temps de quelques titres, pendant que Théo percute sa batterie synthétique. Ensemble, ils décrivent des paysages étrangers qui n’existent pas, mêlant les sonorités, mais aussi les hommages comme cette reprise de « Get Free » de Major Lazer ou « Sleepless » de Flume. Fakear demande alors comment il pourrait faire mieux, et convoque alors Marine Thibault plus connue sous le nom de Cat’s Eyes, flûtiste pour Wax Tailor. Titled Days résonne et fait office de pause pour un public en nage, qui en redemande.

 

Théo leur donnera deux rappels tout aussi intenses. C’est le début d’un nouveau marathon de concerts pour le Caennais, qui le conduira jusqu’au Trianon11 en février prochain, point d’orgue mérité, où il fera ça « tout seul, comme un grand ».

 

Par Eric Rakotonirina.

Ecouter Fakear : https://soundcloud.com/fakear

Facebook : https://www.facebook.com/fakear

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