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11/10 : Skip The Use @ Zenith de Lille

Cinq ans, ça se fête et à domicile, c'est encore mieux. Skip The Use est de retour à la maison ce soir et transforme le Zenith de Lille en goûter d'anniversaire sonique. Que de chemin parcouru depuis Carving, leur premier groupe qui faisait des concerts à l'inauguration de skate parks ! 

 

 

"La dernière fois que je les ai vus, je portais encore des baggys" me dit un spectateur en riant.

Tout change, leur musique aussi, élargissant leur répertoire et absorbant la pop, le rock, le ska dans une formule bien à eux. Une seule chose résiste au temps : l'urgence de leur live et leur capacité à faire bouger les foules.

"Je les ai vus en festival cette année, je ne connaissais pas, ça a été une grosse claque" me confie une adolescente.

  

 

Le warm up est assuré par les Lillois de We Are Enfant Terrible élevés au Dance Punk, comme si les Yeah Yeah Yeahs faisaient un jam avec Datarock. Clotilde Floret, leader sexy, n'a pas son pareil quand il s'agit de reprendre "Ice Cream" des très dansants New Young Pony Club, et en français, transformant la première partie en salle de gym disco. Ceux qu'elle aime appeler ses "enfants sauvages" trépignent de bonheur dans les gradins. A l'entracte, rien ne les calmera, car la musique diffusée dans la salle est celle du carnaval de Dunkerque. Les habitués se mettent à chanter les paroles qui disent en substance "Ah ! Ce qu'ils sont bons les macaronis quand ils sont bien cuits". On s'y croirait presque tellement c'est bon enfant.

 

 

"On est toujours fiers, parce que ce sont des gens de chez nous, et même s'ils sont plus connus maintenant, ils aident toujours les petits groupes locaux dans la même salle de répétition de leurs débuts" raconte un passionné.

 

L'obscurité tombe et personne n'a vu la grande toile blanche se hisser entre le public et la scène. Un film d'animation y est projeté, illustrant Nameless World, le thème de leur nouvel album. A peine le temps de s'y habituer, le groupe démarre à 300 à l'heure avec une puissance de feu taillée pour les stades. Mat Bastard ne fait pas mentir sa réputation de bête de scène et la parcourt de long en large. Il s'arrête et demande "Est ce qu'on est à Strasbourg ? Marseille ? Paris ?". Huées du public et hystérie collective lorsqu'il lance "On est à la maison, on est à Lille !".

 

Skip The Use au Zénith de Lille ! Ça joue à la maison ! #skiptheuse #zenithdelille #zenitharena #zenith #lille #concert #live #song #ghost #concertdefou #rock #rock&roll

Une vidéo publiée par Antoine Tiek (@antoinetiek) le

 

Les écrans géants diffusent des vidéos d'eux en tournée, de public retourné, mais aussi des photos de membres du gouvernement. Le discours n'est pas contre eux, mais plutôt pour la jeunesse, l'héritage punk n'est jamais très loin. Il suffit de voir à quel point leur musique part dans tous les sens, tantôt disco sous une boule à facettes géante trônant au-dessus de nos têtes, tantôt rock quand ils se mettent à imiter des riffs de guitare de The Hives, ou encore ska à grand renfort de saxophonistes.

 

 

Un joyeux bordel mené par Matt, qui joue avec son public, le fait aller de gauche à droite comme un GO du Club Med, pour finalement faire un 1,2,3 Soleil. La seule pause sera pour parler de Carving : "Tu sais, il y a dix ans, on avait un groupe de punk qui s'appelait Carving. Et tu sais, on aurait bien aimé faire un Zenith sans devoir être invités par Marcel et son orchestre… Alors on a changé de nom, on a fait chanter des enfants, on vous a diffusé un petit film au début. Mais à un moment… A un moment, on n'en a plus rien à foutre !". C'est le retour des trois accords qui tachent, du surf dans la foule, des logos suants qui dureront ainsi jusqu'à la fin du concert. Comme quoi, ça a du bon de rentrer à la maison.

 

 

Par Eric Rakotonirina

Suivre Skip The Use : http://www.skiptheusemusic.com/

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