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Rencontre avec Pony Pony Run Run

Rencontre avec Pony Pony Run Run

Pony Pony Run Run prépare son grand retour avec la préparation de leur cinquième album prévu pour l’automne. Nous les avons rencontrés dans un café, en face du studio où ils travaillent, rue du Faubourg Saint-Denis à Paris. Rencontre avec le groupe phare des Concerts Privés Caisse d’Epargne, ils seront en effet présents sur les sept dates de la tournée…

 

 

Salut Pony Pony Run Run, vous occupez le devant de la scène depuis un petit moment, vous vous apprêtez à sortir votre troisième album, comment tout a commencé ?

Gaëtan - On peut déjà commencer en disant que c’est déjà les 10 ans de Pony Pony Run Run, que la création officielle c’était en 2005, mais le premier jet et les premiers morceaux vraiment sortis c’était en 2006. Mais bon, la genèse du projet c’était il y a 10 ans. En gros on est des vieux quoi.

 

Vous allez fêter ça ?

Gaëtan - J’y ai pensé ce matin, on va peut-être faire un truc.

Et donc ouais le projet a commencé en 2006 à Nantes, dans ma chambre, avec des copains, beaucoup de copains, et au fur et à mesure du temps les copains sont partis faire leurs projets solos. Ça nous a pris mais ça a pris 3-4 ans avant de signer chez un label et avoir un album. 3 années pendant lesquelles on a tourné par nous-mêmes via internet et les plateformes de réseaux sociaux, avec notre propre camion, qui a brûlé à peu près 12 fois, on dormait par terre sur les tapis.

Amaël - On était 5 à l’époque, on ne gagnait pas un radis

Gaëtan - On gagnait de l’argent pour mettre de l’essence dans le camion, et en fait on tournait quasiment pas en France, uniquement en Europe mais pas en France.

Amaël - Ouais c’était le début du MySpace, puis Gaëtan était fort pour bricoler, bidouiller et produire les morceaux donc il arrivait à nous enregistrer, et on postait à peu près tous les trimestres 2 ou 3 morceaux sur Internet, ce qui attisait tous les programmateurs. Et nous on avait très envie de prendre la route, et quand t’avais un promoteur hollandais qui te disait, « ah j’ai 150€ pour te faire jouer en première partie d’un groupe punk tout au nord de la hollande » on disait « mais ouais carrément ! »

Gaëtan - On faisait un aller-retour pour 150 balles, donc voilà financièrement y’avait pas d’enjeu puisque c’était le but. Le but c’était plus de vivre notre passion que de vivre d’elle, et on a fait ça pendant 3 ans à fond, à 100%. Au bout de 3 ans on a été enfin repéré par un label, qui nous a proposé de faire un album, c’est tombé au bon moment.

Amaël – oui ça devenait un peu pesant, il fallait qu’on passe à une étape suivante. Continuer à dormir à 5 dans 2m2 par terre c’était plus possible…

Gaëtan - Donc on a signé en 2008, on a fait un album, pendant l’hiver, et après ça a été assez vite et de manière assez exponentielle. En gros il y a eu d’abord un titre en radio, un clip en TV, ça a tourné pas mal pendant l’été, et après ça c’est vraiment monté en pression jusqu’à l’année d’après où le summum c’était peut-être le zénith à Paris, mais on a fait aussi tous les festivals de France, y’a eu les victoires de la musique les MTV Music Awards…

Amaël - Les petits trophées qui font plaisir aux parents

Gaëtan - On ne sait même pas où ils sont. Il y en a un qui était sur la cheminée, mais même pas je crois qu’il était planqué dans un coin. Donc voilà l’histoire c’est ça.

 

Parce qu’à la base vous êtes deux frères ?

Gaëtan - Oui c’est ça

 

C’est qui le grand frère et le petit frère ?

Gaëtan - C’est lui le grand

Amaël - C’est moi qui suis petit mais c’est moi qui suis grand

 

 

Et vous disiez que vous étiez originaires de Nantes ?

Gaëtan -En fait on est nés à Angers, en Maine et Loire

Amaël - On est vraiment tous les 2 Angevins, mais on a fait les Beaux-Arts à Nantes, et c’est là où on a monté le projet avec pas mal d’Angevins d’ailleurs, mais sur Nantes.

 

C’est un territoire musical que vous affectionnez particulièrement ?

Gaëtan - En fait à Nantes on avait beaucoup de potes musiciens et on faisait partie d’une clique de potes qui se bougeaient vraiment, qui avaient des labels indépendants, qui faisaient beaucoup de concerts. Et ce qui était assez chouette à cette époque à Nantes c’est qu’il y avait encore pas mal de lieux pour aller écouter de la musique.

Amaël – Tu as un roulement qui se faisait, c’était assez vivant

Gaëtan - Dans des tout petits lieux tu voyais des groupes vraiment internationaux, vraiment de qualité et de renommée internationale, donc c’était plutôt hallucinant. Du coup quasiment toutes les semaines on voyait 1, 2 ou 3 concerts, et puis aux Beaux-Arts il y avait pas mal d’intervenants donc on était vraiment dans un vivier créatif et artistique. On a des liens forts aussi avec des gens là-bas, par contre notre projet a toujours été un peu en marge. Il a toujours été hors famille, du coup on a jamais été associés ou affiliés à d’autres groupes, puisqu’on faisait un peu notre chemin tout seul.

Amaël – nos potes faisaient plus de l’Indie Math-Rock et de l’Electronica

Gaëtan - En fait c’était un peu dur de faire de la pop musique dans nos milieux, et nous c’est ce qu’on voulait faire, donc naturellement on n’a pas trouvé de filiation artistique avec ce milieu plutôt rock indé, vraiment rock rock, déstructuré voire expérimental. Surtout aux Beaux-arts où c’était vraiment de la musique expérimentale, d’ailleurs, on avait un projet de musique expérimentale aussi, d’improvisation.

 

Vous vouliez faire de la pop du coup ?

Gaëtan - Ben moi j’ai toujours aimé la pop, Amaël aussi jusqu’à preuve du contraire, c’est une espèce d’obsession que j’ai toujours trainée, parce que c’est ce que j’écoute personnellement, j’écoute pas que ça mais ça fait partie de ce que j’écoute, et je suis autant fasciné par un gros tube mainstream que par un titre hyper bizarre tout tordu, où y’a pas d’harmonie. Moi j’aime toutes les musiques tant qu’elles me touchent, mais en l’occurrence j’aime beaucoup la pop-musique.

 

Si vous deviez le décrire en trois mots pour nous faire patienter ?

Gaëtan - Ben c’est du Pony Pony Run Run, mais en 2015 et troisième définition, en gros on va dire que c’est la même chose mais différent. Non sinon on fait toujours nos albums de manière assez libre mais celui-là on a été encore plus libre…

 

En octobre vous participez à la tournée des concerts privés Caisse d’Epargne, sept dates dans toute la France, vous vous sentez excités ?

Gaëtan - ce qui est assez excitant pour les gens aussi, pour peu que ça les intéresse, qui vont venir nous voir, c’est que ça va être les premières date qu’on fait du nouvel album. On va présenter des nouveaux morceaux qui n’ont jamais été joués. Pour nous c’est excitant dans cette mesure là puisque c’est un tout nouveau live qu’on va mettre en route.

Amaël - Et puis ça fait longtemps qu’on a pas joué. Je regardais, ça doit faire quasiment deux ans qu’on n’a pas fait de concerts. On s’est vraiment mis un petit peu en marge.

On est hyper content de refaire faire des concerts.

 

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